Pyramidedébats
 

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  CRITIQUES D’UN AUDITEUR à l’égard de la théorie du coulage

         (en rapport avec certains points de cette analyse)

1.  Il est à noter que selon l'aveu de J.D., il est possible d'avoir un durcissement assez rapide mais dans ce cas, l'aspect ne correspond pas à celui des blocs de la Pyramide.  Par contre pour obtenir un aspect comparable, un durcissement de plusieurs semaines (3 mois) est nécessaire.

Ce point sera repris par la suite dans l'analyse des temps mis à la construction.

L'argument qu'il fallait que les matériaux proviennent de la même rive que la construction n'a aucun poids puisque de toute façon les transports étaient assurés par bateaux sur le Nil. Qu'ils viennent de la rive gauche ou droite, de près ou de loin, avait donc peu d'importance (avec vents dominants pour remonter le Nil et courant pour le descendre). De plus, les autres monuments funéraires, même en briques ou en pierres taillées ont été construits sur la même rive ouest.

2. L'érosion des pierres des cathédrales construites il y a "seulement" 4 ou 5 siècles (et même avant la pollution industrielle) montre à suffisance les dégâts que peuvent causer au fil des siècles sur des pierres tendres les alternances d'eau et de sécheresse, du chaud et du froid, le vent.

7. Ce type de coffrage est irréaliste, car:

        - les égyptiens avaient peu de bois de bonne qualité,

        - ils n'avaient pas les outils pour réaliser des rainures assez précises pour assembler les planches,

        - ces rainures n'auraient pas supporté la pression du liquide coulé, elles n'auraient pu être réutilisées par la suite après démoulage, vu l'engorgement des rainures par le béton séché.

Et comme les clous n'existaient pas encore, comment auraient-ils assemblé des planches sans laisser de marque dans les blocs coulés (cordes, chevilles)?

Pourquoi faire des planches standardisées à la palme, même sacrée, alors que dans une telle construction il faut utiliser les matériaux de la façon la plus économique, donc sans déchets inutiles.

De plus les mesures au télé sans référence sur la pyramide (un mètre p.ex) sont des plus approximatives, sans doute à 5 ou 10% près.  Alors sur un coffrage qui compte 12 ou 15 planches (une planche = 7% de la longueur du coffrage), vouloir y voir un multiple d'une mesure sacrée au pour mille relève du fantasme mais pas d'un esprit scientifique.

8.  D'une part il y a sûrement des eaux de ruissellement et surtout de condensation qui se sont accumulées dans les cavités et les poches dans et entre les pierres.  D'autre part, l'érosion naturelle des pierres les plus exposées les ont rendu poreuses donc retenant les eaux (voir déclaration du géologue).

9.  Comment ont-ils démoulé le coffrage intérieur d'un conduit de 20 cm x 20 cm sur plusieurs dizaines de mètres de longs?

13.  Un secret qui se perd dans une confrérie de bâtisseurs travaillant avec des dizaines de milliers d'ouvriers, cela ne s'est jamais vu. Comme de plus une telle technique était plus économique en temps et travail, elle aurait été appliquée le plus largement dans toutes les constructions et pas seulement aux pyramides.

17.  Une expérience simple à réaliser (avec l'accord des autorités égyptiennes) qui répondrait définitivement à cette question serait de soumettre quelques petits échantillons prélevés (avec marquage de leur orientation) sur des blocs de la pyramide à un test d'orientation magnétique. En effet au moment de leur cristallisation, toutes les roches "s'imprègnent" du champ magnétique local, en intensité et en direction. Cela permet entre autre de dater des roches par référence puisque le champ magnétique a beaucoup varié dans le temps (y compris jusqu'à l'inversion des pôles nord et sud). Le professeur L.KOENIGSFELD, à l’observatoire magnétique de Manhay (Université de Liège) a souvent fait de telles mesures pour des géologues.

Donc, si les différents blocs de la pyramides ont des orientations magnétiques différentes cela prouve qu'ils ont été montés de façon aléatoire (et on ne peut concevoir que les bâtisseurs se seraient "amusés" à les remettre dans le sens qu'elles occupaient avant leur extraction de la carrière !), sinon si tous les blocs ont la même orientation magnétique (correspondant au champ magnétique terrestre de l'époque de la construction des pyramides) cela prouverait que ces blocs ont été cristallisés à leur emplacement actuel, donc coulés.

18.  Si les pyramides sont construites avec une pente correspondant à celle d'un tas naturel, c'est parce que la majorité de leur masse n'est pas structurée mais entassée sans ordre.  Si les pyramides avaient été faites de blocs réguliers soigneusement empilés, elles auraient pu s'élever verticalement et donc être plus hautes avec le même nombre de blocs (la plus grande hauteur étant un objectif important, plus que le volume).  Les "erreurs" montrant des pyramides tronquées ou effondrées viennent du fait que le remplissage de la structure externe par du tout-venant créait une pression latérale trop importante pour les blocs externes.

 

Si donc on utilise une proéminence naturelle pour asseoir la pyramide, il est raisonnable de penser qu'on peut gagner 30 à 40 % du volume construit apparent.  Si l'on considère que le remplissage interne peut représenter 60 à 70 % du volume total, il ne reste "que" moins de 600.000 blocs à tailler, transporter et installer, le reste étant des petits déchets plus facile à amener et déverser.  Soit sur 20 ans, 30.000 blocs par an.  Sur le site de la pyramide (hors carrière), il y aurait eu jusqu'à 18.000 hommes.  Si l'on forme des équipes de 100 hommes pour manipuler et installer des blocs de 2,5 tonnes (25 kgs/homme) cela nous ramène à poser un bloc par équipe en 2 jours.  Si les derniers blocs demandaient beaucoup d'efforts pour les hisser au sommet, en revanche les premiers niveaux (représentant la grande majorité du volume) devaient s'installer beaucoup plus vite.

Entre l'assertion "1 bloc toutes les 2 minutes" et celle "1 bloc en 2 jours par équipe de 100 hommes",  qui pourtant traduisent le même phénomène, notre esprit rejette la première tandis que la seconde nous semble acceptable.

Alors, pourquoi pas des pierres naturelles?

                                                André KOENIGSFELD

 

COMMENTAIRES du Comité:

Le point 17 nous semble le seul moyen de trancher définitivement entre les deux théories. Nous aimerions toutefois le compléter - ou peut-être, afin de lever l’interdit des autorités égyptiennes relatives à des prélèvements, le remplacer - par une autre expérience consistant à déplacer un ou deux blocs afin de permettre l’examen de leur faces en contact avec celles des blocs voisins. Les moyens de levage actuels permettraient de remettre ces blocs en place très aisément sans abîmer les lieux.

On pourrait ainsi s’assurer de l’existence ou non d’un emboîtement parfait des irrégularités des faces en contact, emboîtement inévitable dans le cas d’un matériau coulé.