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"Il est plus difficile de désagréger un préjugé qu'un atome."
(
Albert Einstein ) 

 

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Texte de la bannière Le paranormal dans les médias : comptes rendus récents ... à boire et à manger !

    • A LA RTBF, QUAND "C'EST DU BELGE" FAIT LA PROMOTION DE L'ASTROLOGIE ...

      Au cours de l'émission télévisée C'est du Belge du 12 janvier 2007,
      la Une de la RTBF donnait la parole à un astrologue chargé d'établir l'horoscope de membres de la famille royale.
      Notre comité se devait de réagir à cette initiative pour le moins contestable à plusieurs égards. C'est pourquoi le 17 janvier Jean Dommanget, président de notre comité, a envoyé à Monsieur Jean-Paul PHILIPPOT, Administrateur Général de
      la RTBF une lettre dans laquelle il fait part de son incompréhension de voir que l’on puisse au XXIe siècle attribuer une quelconque valeur à la pseudoscience qu’est l’astrologie et de son indignation de la voir ainsi officialisée d’une certaine façon sur notre chaîne publique francophone alors que toutes les études sérieuses qui ont été menées sur sa valeur ont conclu à sa vacuité et qu’elle n’est qu’un « art divinatoire » qui ne vaut pas mieux que la lecture de l’avenir dans les entrailles d’un volatile mort comme la pratiquaient les Romains.
      Un manque aussi flagrant de sérieux jette le discrédit sur une émission généralement de bonne tenue et pose la question de savoir si c’est de cette façon que
      la RTBF compte promouvoir l’étude des sciences, développer la culture de son public et son esprit critique. Jean Dommanget conclut en sollicitant l’avis de l’Administrateur Général à ce sujet.

      Par ailleurs le président a adressé à cette occasion à Monsieur Philippot, par courrier séparé, un exemplaire de l’ouvrage que notre comité a édité en 1999  lors de la célébration de son cinquantième anniversaire en espérant qu’il y trouvera matière à réflexion.

      Force nous est de constater que jusqu'à ce jour, soit près de trois mois après l'envoi de cette lettre, aucune réponse ne nous est parvenue, pas même un accusé de réception du livre envoyé, comme l'aurait voulu une élémentaire courtoisie.
       
    • La rédaction du journal "Le Soir" a retrouvé le chemin de la rationalité ... grâce à l'intervention du Comité Para : la mention "Pour ceux qui y croient" chapeaute à nouveau l'horoscope ... voir ci-dessous.
    • LA REDACTION DU JOURNAL « LE SOIR » A-T-ELLE QUITTE LE CHEMIN DE LA RATIONNALITE ?

      La Presse belge, comme toutes les autres du monde entier, s’est toujours complu dans la diffusion d’informations à sensation. Tout particulièrement dans le domaine du paranormal, sans soucis de la recherche de la vérité alors que simultanément elle n’hésite pas à diffuser des informations scientifiques parfois très pointues. C’est ainsi que dans un même journal on trouve des articles éducatifs intéressants et d’autres, comme les horoscopes, qui ne présentent vraiment aucun intérêt.

      Ce fut le cas du journal LE SOIR jusqu’à ce que notre comité, peu après sa création en 1949, lui propose d’attirer l’attention de ses lecteurs sur les réserves de sa Rédaction quant à la crédibilité de l’horoscope quotidien en le faisant précéder de la mention POUR CEUX QUI Y CROIENT.

      Ce fut accepté et l’on aurait pu croire l’affaire entendue une fois pour toutes !

      (cliquez ici pour lire la suite du compte rendu).
       
    • Compte rendu de l'émission "Matière Grise" (RTBF) du 8 novembre 2005, par Roger GONZE (Vice-Président du Comité Para).

       
      L’Astrologie, info ou intox ?

      … tel était l’intitulé de l’un des sujets figurant au menu du magazine scientifique « 
      Matière grise » diffusé le 8 novembre 2005 par la Une de la RTBF. L’intention déclarée par les auteurs de l’émission était « la volonté de confronter les horoscopes et autres thèmes astraux à l’exercice de l’analyse scientifique ».

      (cliquez ici pour lire la suite du compte rendu).

Texte de la bannière Le paranormal dans les médias :
notre dossier ...


1) AVANT-PROPOS

2) L'ATTIRANCE DES MEDIAS POUR LE PARANORMAL

a) À LA RTBF
- REFLEXION
- CORRESPONDANCE
(1.) L'ECRAN-TEMOIN du 29 avril 2002 (Peut-on communiquer avec les morts) ?
a) Lettre de M. J-M.GILLIARD (extrait) du 1 mai 2002
 b) Lettre de M. S.DUPONT (extrait), Chercheur à l'UCL, du 1 mai 2002
c) Lettre de M. M.SOUPART (extrait) du 3 mai 2002 à M. l'Administrateur Général
d) Lettre (extrait) de M. J.CHAMPENOIS du 30 avril à M. Van Hamme
e) Commentaires de M. M. LEURQUIN, représentant le Comité lors de l'émission

b) SUR FRANCE 2

1) AVANT-PROPOS
Le rôle des médias dans notre société est d'informer correctement le public sur les grands et petits événements politiques, économiques, scientifiques, sportifs et culturels, mais aussi de contribuer à l'échange d'idées et à promouvoir les grands débats de société. Leur rôle est aussi de distraire en organisant des jeux et en diffusant des reportages.

Cette activité exige des moyens financiers énormes que l'on ne rencontre pas toujours facilement. Aussi, la publicité est-elle un élément vital pour la survie des médias.

Rien d'étonnant que les annonceurs soient attirés par les chaînes ayant un audimat intéressant sur base de programmes alléchants. Il en va de même pour les quotidiens, les hebdomadaires, les revues mensuelles etc. On ne s'étonnera donc pas que les médias se complaisent assez facilement dans le traitement de sujets qui répondent aux aspirations du public plus que dans celui de sujets plus austères bien que certains sujets didactiques purement scientifiques par exemple aient un succès certain. Ainsi le fantastique et le paranormal sont-ils des cibles toute trouvées, le doute qui hante l'esprit de la plupart des gens dans ces domaines étant un vecteur favorable.

Il faut cependant regretter que l'organisation de certains débats sur l'irrationnel se fasse sans prendre vis-à-vis du public la précaution d'informer sur le doute entourant les connaissances sur le sujet traité et l'attitude prudente à adopter à son égard. Et ce ne sont pas les quelques sceptiques admis dans ces émissions et dont le temps de parole est toujours réduit à la portion congrue, qui trouvent ainsi l'occasion de rééquilibrer le débat.

La plupart des émissions de radio-télévision se clôturent en laissant au public un sentiment ambigu quant à la réalité des phénomènes paranormaux alors que la communauté scientifique est loin de les cautionner et que le bon sens exige au moins de réserver notre jugement à leur égard.

Curieusement et bien malheureusement, le point de vue sceptique n'est jamais rappelé in fine. Et l'émission terminée, on s'en va avec l'assurance que tout cela pourrait bien être vrai.

Si le public était clairement prévenu de l'incohérence de ces croyances, les sceptiques que nous sommes pourraient accepter ce genre d'émission avec intérêt. Malheureusement les exemples qui suivent ne nous rassurent pas. Seul le journal Le Soir a eu l'heureuse initiative de faire procéder depuis de nombreuses années, son horoscope quotidien de la mention: Pour ceux qui y croient.

 

2) L'ATTIRANCE DES MEDIAS POUR LE PARANORMAL

    a) À la RTBF

    - REFLEXION

Si plusieurs émissions scientifiques et fort instructives font utilement partie des programmes, elles sont côtoyées malheureusement par trop d'autres qui faussent l'information du public et entraînent celui-ci vers un abêtissement de mauvais aloi.

C'est ainsi qu'on a pu voir sur nos écrans le 4 mars 2002 , un ECRAN-TEMOIN présenté par Thomas VAN HAMME consacré aux ovnis alors que le sujet est en perte de vitesse au point que l'organisation soeur de la SOBEPS en Angleterre a jeté l'éponge suite à l'effondrement de ses effectifs (voir N.B. n° 68 en cours de publication). On y a même ressassé de vieux démons comme l'affaire ROSSWELL, pourtant définitivement enterrés.

La parole fut longuement donnée à ceux qui y croient, au détriment des explications rationnelles que peuvent proposer les sceptiques. Les témoignages furent comme toujours empreints de descriptions dithyrambiques sans apporter aucune preuve quant aux faits décrits.

Quelques semaines plus tard sur ANTENNE-SOIR, le présentateur Christophe DEBORSU a trouvé intéressant sans aucune raison apparente de promener son micro et sa caméra dans le monde de la voyance permettant à ses représentants de diffuser leurs inepties auprès d'un large public.

Finalement, l'ECRAN TEMOIN remit les couverts le 29 avril 2002 en consacrant son émission a une question qu'on a voulu particulièrement brûlante alors qu'elle réapparaît périodiquement sans nécessité apparente: Peut-on communiquer avec les morts ? La complaisance avec laquelle le présentateur Thomas VAN HAMME s'adressait aux témoins venant décrire leurs aventures vécues était déroutante et n'était pas faite pour informer objectivement le public!!

Déjà, le 1 novembre 1999 dans un précédent ECRAN-TEMOIN intitulé: Faut-il croire au paranormal, Paul GERMAIN, présentateur à l'époque s'était également complu à faire mousser les déclarations volubiles de la voyante Mme Maude KRISTEN lui donnant l'occasion de décrire dans une rétrospective sur son enfance et sa jeunesse (sans intérêt pour le débat) comment elle avait découvert son prétendu "don" ne laissant ainsi que peu l'occasion d'en venir à un débat raisonné sur le sujet. Notons au passage qu'un autre ECRAN-TEMOIN fut programmé le 1 mai 2000, avec pour sujet: Nostradamus, vrai ou faux? Mais cette fois le présentateur Paul GERMAIN trouva fort à faire pour orienter le débat vers une défense du paranormal, vu la pugnacité des Professurs Rudy CAMBIER, linguiste et David JUSTE de l'ULB et du Professeur Michel FRANCART de l'UCL, complétée d'une contestation des travaux de Nostradamus par M. Elie LISON, astrologue. (voir N.B. N°66, pp.1006-1008).

Mais ce fut bien la seule fois car comme lors de la dernière prestation de la RTBF, on a pu constater qu'une fois de plus, tout est fait pour réduire à la portion congrue, le temps de parole donné aux sceptiques.

Nous avions pensé réagir à ce déferlement de témoignages divers orientés en faveur du paranormal. Mais certains téléspectateurs l'ont fait pour nous. Nous publions ci-après, avec leurs accords respectifs, des extraits des lettres qu'ils ont adressées à la Direction de la chaîne et dont ils nous ont communiqué copie.

Nous les félicitons de prendre ainsi le temps de réagir. D'autres téléspectateurs l'ont peut être fait mais nous l'ignorons. Dommage car nous aurions eu plaisir à regrouper ici toutes leurs réactions.

J.Dommanget, le 15 juillet 2002

 

    - CORRESPONDANCE

    ( 1.) ECRAN-TEMOIN du 29 avril 2002 (Peut-on communiquer avec les morts ?)

     a) Lettre de M. J-M.GILLIARD (extrait) du 1 mai 2002:

 Esprit... critique, es-tu là ?

Voici une conversation qu'on aurait pu entendre dans la rue ce mardi matin (30/4/02).

<<<<

- Salut. Tu as vu l'émission "l'ECRAN-TEMOIN" hier ? J'y ai découvert plein de choses sur  la communication avec l'au-delà !

- Quel genre de choses ?

- Eh bien tout d'abord, on a entendu l'auteur d'un livre sur le sujet, qui a notamment vu des apparitions au Mexique. Il a dit qu'il y a de nombreux scientifiques qui ont étudié ces phénomènes et que plus personne aujourd'hui ne pouvait encore douter de leur existence !

- Quels "scientifiques" ? Les études ont-elles été publiées ? Peut-on reproduire les expériences pour une analyse sérieuse ?

- Euh... Mais il y avait aussi une dame qui a montré des messages qui lui ont été révélés en "écriture automatique" par son fils décédé !

- Ne serait-il pas plus juste de dire qu'elle a montré des messages qu'elle a écrits de sa main, en prétendant (peut-être de bonne foi) que c'était sous le contrôle de son fils décédé ?

- Oui, mais on a aussi vu le reportage d'une réunion de médiums. On a vu une démonstration d'écriture automatique et il y a même une dame qui a donné des informations à propos d'une personne qu'elle ne connaissait pas !

- Comment sait-on qu'il s'agissait d'écriture "automatique" ?

- Parce que c'était dit dans le commentaire du reportage !

- Je vois. Et quelles informations précises cette dame a-t-elle révélées ?

- Elle a dit qu'elle "voyait" la personne qui a "contrôlé" sa main comme une jeune fille blonde de 12 ans environ.

- C'est tout ?

- Oui, mais il y avait même un prêtre qui participait au débat. Il a aussi écrit des livres sur la question. Il a notamment évoqué les expériences "NDE", où des gens qui ont frôlé la mort ont vu leur esprit s'échapper de leur corps, de sorte qu'ils sont capables de décrire des choses qu'ils ne pouvaient pas voir à partir de l'endroit où leur corps se trouvait.  

- Ces prétendues expériences ont-elles fait l'objet d'une analyse critique ?

- Évidemment... enfin, je suppose. On peut quand même faire confiance à un prêtre, non ? Et puis il y avait aussi un neuropsychiatre qui participait au débat. Il n'avait pas l'air d'y croire, mais il n'a pas pu démontrer que ces expériences n'étaient pas crédibles !

- A-t-il assisté à ces expériences ? Les lui a-t-on décrites en détail ?

- Euh... je suppose que non.

- Comment donc pourrait-il démontrer quoi que ce soit ?

- Oh, tu es de mauvaise foi. Il y a eu une dizaine de personnes hier qui ont témoigné. Il est évident que la RTBF ne les aurait pas laissés parler ainsi si leurs dires n'avaient pas été préalablement soigneusement vérifiés !

>>>>

Et bien non. Contrairement au minimum de déontologie qu'on pourrait attendre d'une émission à large audience programmée par une entreprise de service public, il est clair qu'aucune des affirmations péremptoirement énoncées n'a été tant soit peu préalablement soumise à la critique (constructive... loin de moi l'idée d'une quelconque censure) !

Ce pauvre neuropsychiatre a dû se sentir bien isolé dans cette parodie de débat et se mordre les doigts d'être tombé dans ce guet-apens, où même l'invité "candide" (en principe neutre) était un partisan de la cause. Mais quelle cause ? Celle des esprits ? Non bien sûr. Celle des vendeurs d'illusions.

Nous avons tous envie de croire au surnaturel. Comment ne pas se laisser tenter par ces histoires qui attribuent à l'esprit (oui, notre esprit !) des capacités phénoménales ? A fortiori quand elles sont présentées par de soi-disant spécialistes, qui excellent à usurper le langage de la méthode scientifique.

C'est donc tellement plus facile et plus rentable pour l'Audimat de donner librement la parole à ces gens plutôt que d'organiser un vrai débat contradictoire, où on incitera le spectateur à réfléchir avant de gober n'importe quoi.

Mais alors, je préfère encore les séries américaines, car dans ce cas au moins, il n'y a pas d'ambiguïté sur le contenu de la présentation !

Exit donc le bon sens et l'esprit critique ! Place à la démagogie et à l'abrutissement... Il est vrai que c'est dans l'air du temps ! Mais l'histoire encore récente montre combien c'est dangereux.

Amalgame ?... Pas si sûr.

La démarche est identique: tromper les esprits faibles ou dans la détresse, en leur présentant un discours simpliste mais qui, à défaut d'analyse sérieuse, semble apporter des réponses conformes à leurs attentes.

Par ailleurs, l'analyse critique est une compétence qui s'acquiert et se développe de manière transversale, indépendamment du sujet concerné. Dans ce contexte, difficile de croire que l'émission dont il est question ici aura favorisé l'émergence de "citoyens responsables" !

Tempête dans un verre d'eau ? Je crains que non.

Dans notre société où les laissés-pour-compte sont de plus en plus nombreux, on assiste à une recrudescence de l'irrationnel et au foisonnement de gourous en tous genres, aussi bien sur le plan médical, religieux, philosophique, politique, etc.. Certains peuvent réellement apporter un réconfort à leurs adeptes, d'autres sont aussi inefficaces qu'inoffensifs, d'autres encore s'apparentent franchement à des escrocs, mais certains aussi peuvent se révéler très dangereux.

Faut-il les faire taire ? Je ne crois pas. La liberté d'expression constitue un pilier de notre démocratie et toute forme de censure me paraît critiquable.

Par contre, face à l'énorme quantité d'information déversée chaque jour par l'ensemble des médias (Internet, la télé, la radio, les journaux, la pub, etc.), il me paraît indispensable d'inviter nos concitoyens à plus de vigilance et de discernement.

Mais la démarche critique n'est pas innée, elle s'acquiert progressivement par l'éducation et l'expérience. Avec l'école, la télévision peut être le vecteur de cette éducation et certaines émissions s'acquittent d'ailleurs fort bien de cette tâche.

Point besoin de discours moralisateur, pédant et/ou ennuyeux, mais une information bien présentée, dont les sources sont explicitées et qui invite le spectateur à se faire sa propre conviction, sur base de confrontations et recoupements.

J'en appelle donc à tous ceux pour qui l'éthique n'est pas un vain mot. La diffusion d'une émission à grande audience n'est jamais anodine et il me paraît indispensable que des mesures soient prises pour que le dérapage navrant dont il a été question ici ne se produise plus.

En l'occurrence, tout organisateur de débat télévisé devrait veiller à l'équilibre de la représentativité sur le plateau des diverses opinions sur le sujet et, au cas où cet équilibre n'aurait pas pu être réalisé, mettre en garde le spectateur sur la partialité potentielle de la présentation.

Jean-Marc Gilliard.

01/05/2002.

jmgilliard@wanadoo.be

 

       b) Lettre de M. S.DUPONT (extrait), Chercheur à l'UCL, du 1 mai 2002

(co-signée par neuf chercheurs de l'UCL et de l'ULB):

 

« Le droit au rêve a pour pendant le devoir de vigilance » Cette citation de Henri Broch résume mon état d'esprit alors que je regardais l'écran témoin de ce 29 avril consacré à La vie après la vie. Je suis passé de l'amusement à l'exaspération au fur et à mesure de l'émission en constatant la partialité avec laquelle les invités avaient été sélectionnés, les digressions par rapport au sujet abordé et la prise de position implicite du maître de débat. C'est donc bien malgré moi que je suis resté jusqu'au bout de l'émission, espérant un revirement radical ou l'apparition d'un esprit critique. La question de La vie après la vie est affaire de croyance et non pas de science. De plus, cet aspect du débat est rapidement passé en second plan en faveur d'un plaidoyer en faveur du paranormal. En tant que scientifique et surtout de citoyen impliqué dans une société dans laquelle je vis, il est de mon devoir de soulever les problèmes et les dangers d'une telle émission. A tous les échelons, notre société est gangrenée par l'obscurantisme et notre époque est exemplaire par la caisse de résonance que les médias offrent aux pseudo-sciences. Bien que ce phénomène soit largement banalisé, je trouve dommage que la RTBF fasse écho de ce genre de pratiques dans une émission qui se veut sérieuse, documentée et préparée. Vous ne pouvez ignorer l'impact que votre émission risque d'avoir sur le grand public. En effet, de nombreuses personnes ne disposent pas du recul nécessaire pour contester les dires de gens parfaitement honorables qui affirment avoir vécu des expériences extraordinaires et surnaturelles, parfois authentifiées par des spécialistes dont les fausses compétences sont attestées par des diplômes prodigieux ou une position sociale à responsabilité. L'objet de ma critique n'est pas seulement une lutte contre l'ésotérisme ou l'irrationnel mais surtout un combat contre la dictature intellectuelle, pour que le public ait au moins 2 facettes d'une information. En tant que média, votre rôle dans ce domaine est déterminant. Pourtant, cette émission est un exemple flagrant de parti pris et un échec des qualités de neutralité et de responsabilité qui vous incombe. En effet, imaginez le désarroi du docteur Breulet, seul esprit sceptique face à une majorité écrasante de convaincu. Une participation plus active de Michel Leurquin, membre du comité belge pour l'investigation scientifique des phénomènes réputés paranormaux, aurait peut-être pu élever un peu le débat mais Monsieur Van Hamme ne lui a laissé que 2 minutes pour s'exprimer. Que penser également du choix du grand témoin ? Monsieur Van Cauwelaert est sans conteste une personne très charismatique et par cela particulièrement dangereuse. L'entendre annoncer en toute impunité que la psychokinésie était scientifiquement démontrée et publiée est un des nombreux exemples démontrant la faiblesse dans le choix des invités (aucun chercheur sur le plateau) et le manque de préparation du dossier. Sur ce point, je vous invite à la lecture des ouvrages de Henri Broch (Le paranormal dans la collection Point ou Devenez sorciers, devenez savants dans la collection Odile Jacob) ou de Michel de Pracontal (L'imposture scientifique en dix leçons par l'édition du troisième millénaire). La présence d'un chercheur sur le plateau aurait permis une clarification des mécanismes de fonctionnement de la science (objectifs et démarche) et éviter la distillation de fausses informations. Le paranormal est tout sauf scientifique. Les quelques rares tentatives pour démontrer dans des conditions contrôlées un quelconque phénomène paranormal se sont toutes soldées par des échecs (pour plus d'informations, je vous conseille de consulter le site web des Zététiques http://www.zetetique.ldh.org/). Votre émission a certainement apporté de l'eau au moulin des sciences parallèles (voyance, astrologie, numérologie, magnétiseurs, etc.) qui sont passées, en quelques années, d'un niveau artisanal et local à un stade commercial et international. Les sociologues nous montrent que la croyance au paranormal est en pleine expansion, et ce pour tous les niveaux d'éducation. Plus de la moitié des Français croit à la transmission de pensée, aux magnétiseurs, à la psychokinèse, etc. Mais n'oublions pas, comme le soulignait Albert Jacquart que « transformer les citoyens en moutons soumis est le rêve de bien des pouvoirs. Pour y parvenir les moyens sont nombreux ; les intoxiquer de parascience peut être fort efficace ». Les croyances au paranormal sont des obstacles à l'avènement de l'homme libre, cherchant à comprendre sa destinée. Cette mystification de la connaissance abaisse l'homme par des explications de facilité et place de nombreux éléments hors du champ de la compréhension. Si d'aventure, vous aviez l'intention de réitérer ce genre d'émission, je vous invite à proposer un panel plus large de points de vue et surtout de mieux préparer le dossier. Dans cette optique, pourquoi ne pas faire une confrontation science, paranormal et société dans un débat consacré à la place de la science et du scientifique dans notre société. Je terminerai tout comme j'ai commencé sur une citation de Henri Broch : « Esprit (critique) es-tu là ? »

 

Je reste à votre entière disposition et j'attends votre réponse avec impatience.

 

Samuel Dupont,

Chercheur, Centre de Recherche sur la Biodiversité (Laboratoire de Physiologie Animale), Université catholique de Louvain

 

Avec le soutien de :

     

  • Dr Vincent Cambier, Chargé de Recherche FNRS, Centre de Recherche sur la Biodiversité (Unité d'Ecologie et de Biogéographie), Université catholique de Louvain
  • Dr Isabelle Donnay, Professeur & Chercheur Qualifié FNRS, Unité des Sciences Vétérinaires, Université catholique de Louvain
  •  

  • Géraldine Fauville, Chercheur, Centre de Recherche sur la Biodiversité (Laboratoire de Physiologie Animale), Université catholique de Louvain
  •  

  • Dr Anne-Laure Jacquemart, Professeur & Chercheur Qualifié FNRS, Centre de Recherche sur la Biodiversité (Unité d'Ecologie et de Biogéographie), Université catholique de Louvain
  •  

  • Sylvie Linotte, Collaborateur Scientifique FNRS, Hôpital Erasme, Service de Psychiatrie, Université Libre de Bruxelles
  •  

  • Dr Jérôme Mallefet, Professeur & Chercheur Qualifié FNRS, Centre de Recherche sur la Biodiversité (Laboratoire de Physiologie Animale), Université catholique de Louvain
  •  

  • Dr Pierre Oswald, Collaborateur Scientifique FNRS, Hôpital Erasme, Service de Psychiatrie, Université Libre de Bruxelles
  •  

  • Dr Etienne Quertemont, Chargé de Recherche FNRS, Laboratoire de Biologie du Comportement, Université catholique de Louvain
  •  

  • Nicolas Schtickzelle, Aspirant FNRS, Centre de Recherche sur la Biodiversité (Environnemétrie et Géomatique), Université catholique de Louvain
    •  

      c) Lettre de M. M.SOUPART (extrait) du 3 mai 2002 à M. L'Administrateur Général:

 

A quoi avons-nous assisté ? A un véritable festival du Père Brune (non cautionné à ma connaissance par l'église catholique dont le catéchisme rejette l'évocation des morts) et consorts, approuvé de la tête et de la voix par M. Van Hamme qui semblait littéralement boire et admettre sans sourciller les propos du Père Brune et de .ses amis et clients car c'est presque de cela qu'il s'est agi ; de la publicité non déguisée pour une vision du monde et des gens que pas mal de personnes ne partagent pas du tout.

On est dans l 'imposture quand on avance d'autorité des choses extraordinaires sans en apporter la moindre preuve sérieuse et sans donner la parole à des contradicteurs de qualité et en nombre suffisant. Le neuropsychiatre présent ne s'est d'ailleurs pas fait faute de déclarer à un moment de l'émission qu'il était comme le méchant petit canard parce qu'il allait à l'encontre des énormités proférées par la quasi totalité des intervenants et qu'il se demandait ce qu'il faisait là.

Le représentant du comité des sceptiques n'a eu qu' une ou deux minutes pour essayer de faire entendre la petite voix de la raison face par exemple aux contes de fée aberrants débités d'une voix péremptoire par le prolixe écrivain Van Cauwelaert qui a, à plusieurs reprises monopolisé la parole et dont on peut se demander s'il possède un brin de sens critique. La primatologue C. Lemaire a été maladroite et n'a pas été comprise par plusieurs personnes. Cette scientifique ne croit pas à une incursion objective possible dans un au-delà hypothétique mais son message est, à mon avis, très mal passé.

 

      d) Lettre (extrait) de M. J.CHAMPENOIS du 30 avril à M. Van Hamme

 

Quelle triste émission. Pourquoi toujours parler de choses qui ne font que déstabiliser les gens fragilisés par des deuils et pourquoi toujours mettre en avant des personnes souvent ignorantes et irrationnelles, qui ont perdu tout sens de la réalité suite à une douleur brutale, en face d' un seul scientifique? Et pourquoi toujours inviter Monsieur Brune que j'ai bien connu il y a plus de 30 ans, homme qui a eu une éducation complètement déstabilisante, faussement mystique, ne parlant que d'apparitions, de stigmates et toutes choses effrayantes, croyant toujours à tout et n'importe quoi, sans contrôle, si ce n'est le sien et celui de ses amis, tous portés à croire ce qui leur convient, relatant toujours des évènements complètement transformés, sortis de leur contexte et de leur substance. Ces livres sont incontestablement un fatras de religiosité de bazar, de croyance à une communication extrasensorielle et à de prétendus pouvoirs spéciaux. Pourquoi proposer cela comme modèle à une heure d'écoute?

Vous ne pouvez vous figurer le mal que cela occasionne. Et ce farfelu de grand témoin de l'émission avec sa conclusion étonnante digne d'une personne qui n'a vraiment pas le sens de la démarche scientifique, c'est le moins qu'on puisse dire. Je suis un ancien spirite qui ai cessé depuis très longtemps d'être médium

mais je vais toujours dans ce milieu, quand j'en ai l'occasion, pour voir si rien n'a changé dans la tête de ces gens désemparés, et j,y trouve toujours la même constante.

C'est pourquoi je donne depuis des années des conférences dans les écoles et les groupements pour leur donner une autre approche de celle des médias et là je constate l'horreur des dégâts occasionnés par des émissions telles que celle que je viens de regarder.

 

      e) Commentaires de M. M.LEURQUIN, représentant le Comité lors de l'émission

 

Pour bien comprendre l'enjeu et le déroulement de cette émission, il convient d'ouvrir ici une petite parenthèse destinée à expliquer le néologisme : transcommunication instrumentale (TCI) ou tout simplement transcommunication. La transcommunication pourrait se définir comme l'ensemble des techniques qui permettraient aux défunts de prendre contact avec les vivants par l'intermédiaire de moyens de transmissions sophistiqués tels le fax, le téléphone, l'ordinateur et surtout le magnétophone. L'histoire de la TCI est assez récente. Tout aurait officiellement débuté en 1959 lorsqu'un certain Friedrich Jürgenson, un Suédois, en enregistrant des cris d'oiseaux en pleine nature, obtint sur sa bande de mystérieuses voix dont tout donnait à penser qu'elles provenaient de l'au-delà. Les premières images de défunts obtenues sur un écran de télévision dateraient quant à elles des années 80. Aujourd'hui un certain nombre de personnes dans le monde prétendent obtenir des messages de leurs proches disparus par TCI. Des milliers d'autres, désespérés par la perte d'un être cher, essaient aussi de capter des messages. En vain.

Le principe de l'émission est assez simple. Six invités principaux sont placés au centre du plateau. Ils sont entourés d'une vingtaine de personnes constituant le public. Parmi le public, quelques personnes peuvent également prendre la parole mais de manière plus brève. La tradition veut aussi que la RTBF invite à cette émission une personnalité faisant partie du gratin du show-biz ou du monde des médias. En général, la vedette du jour reste en retrait et ne donne son avis sur le sujet traité qu'en fin d'émission. Ce jour-là, le choix se posa sur l'écrivain français d'origine belge Didier Van Cauwelaert, prix Goncourt en 1994. Disons-le tout de suite, ce choix fut plus que discutable vu la personnalité de cet auteur à succès. Didier Van Cauwelaert ne cache en effet pas son intérêt voir même sa passion pour les phénomènes paranormaux comme en témoigne par exemple son (excellent) roman La Vie interdite. Il est convaincu de l'authenticité du paranormal et s'est même permis un jour de traiter les sceptiques de "terroristes du rationalisme ". Diable ! Il aime aussi parfois raconter que lorsque confronté à une panne d'inspiration (la fameuse angoisse de la page blanche), des entités spirituelles viendraient lui souffler son texte. Van Cauwelaert fréquente assidûment depuis assez longtemps les milieux de la transcommunication et est même un ami du Père François Brune, un étrange ecclésiastique dont on parlera plus loin. Pour la sérénité du débat, ce n'était pas l'idéal.

Comme c'est souvent le cas dans ce genre de débat, les partisans de l'authenticité de ces phénomènes eurent la part belle. Plusieurs participants racontèrent leur propre expérience de transcommunication dont un homme qui avoua en avoir presque perdu la raison et qui dut son salut à un voyage à Medjugorje, un prétendu lieu d'apparition de la Vierge dans l'ex-Yougoslavie. Étaient également présent un membre de l'Union spirite (avec un court extrait vidéo de médiums en transe qui pratiquaient l'écriture automatique), le responsable d'une association flamande qui étudiait les NDE (l'association francophone belge ayant, semble-t-il, périclité), une femme sentant la présence de fantômes et aussi le responsable de la salle des défunts d'un grand hôpital liégeois qui, courageusement, avoua n'avoir jamais eu le privilège d'assister à la moindre manifestation surnaturelle dans l'exercice de son métier. Mais une telle émission ne peut se faire sans la présence obligatoire du grand spécialiste français de la transcommunication, auteur de plusieurs livres sur le sujet (dont un avec le parapsychologue Rémy Chauvin) : le Père François Brune, un prêtre parisien. Avec sa sympathie et sa bonhomie habituelles, François Brune donna des explications sur la TCI comme si celle-ci était le phénomène le plus naturel du monde. Il clame aussi haut et fort qu'aucune explication rationnelle ne peut être donnée à la TCI. Dans ses livres, le père Brune va jusqu'à prétendre que ses amis scientifiques qui s'intéressent à la communication avec l'au-delà sont mis au ban de la communauté scientifique par leurs collègues mais que leurs travaux seront un jour reconnus et qu'ils rentreront dans l'Histoire comme d'autres précurseurs tels Copernic ou Galilée. Il est peut-être important de préciser ici certaines choses sur le Père Brune vu qu'aucun journaliste n'ose le faire. L'intérêt que porte François Brune aux phénomènes spirites (car la transcommunication n'est rien d'autre qu'une forme moderne de spiritisme) n'est pas sans poser certaines difficultés théologiques importantes. En effet, la Bible condamne avec la plus grande vigueur ceux qui veulent entrer en communication avec les morts. L'Eglise catholique interdit également à ses fidèles ces pratiques comme on peut le lire encore actuellement dans son Catéchisme. Le Père Brune est donc tout à fait en porte-à-faux avec son Eglise. Vu ses convictions qu'il refuse de remettre en doute, il fut suspendu par sa hiérarchie de ses fonctions comme chargé de cours dans un séminaire sulpicien. Depuis, il ne semble plus être autorisé à mener une quelconque mission au sein de l'Eglise catholique. Il en garde une certaine rancour puisqu'il considère l'attitude de l'Eglise sur la transcommunication comme "scandaleuse ".

Des sceptiques, il en eut cependant aussi. Un brillant neuropsychiatre expliqua de manière très claire que certains phénomènes spirites pouvaient s'expliquer par les curieuses fantaisies de l'esprit humain (troubles de la personnalité, dédoublement de personnalité, .). Une ethnologue française tenta d'expliquer que les expériences de voyages hors du corps (OBD) n'étaient rien d'autre que des rêves éveillés. Ses propos, hélas ! , ne furent pas très compréhensibles pour les téléspectateurs. Leur tâche était difficile vu que le débat était fortement orienté et émotionnel. Combien de téléspectateurs savaient que l'entièreté du plateau (ou presque) était des gens très proches du père Brune ? Le Comité Para, contacté par la RTBF, envoya également un représentant sur le plateau : votre serviteur. Présent dans le public, je n'ai pu intervenir qu'en toute fin de soirée et de manière extrêmement brève. L'émission touchant en effet à sa fin. Les choses auraient peut-être pu être différentes si l'écrivain Didier Van Cauwelaert ne crut bon de prendre la parole à tous moments pour raconter des choses un peu folles, privant ainsi les autres intervenants d'un temps de parole précieux. Ce fut cependant suffisant pour moi de préciser la position du Comité Para vis-à-vis de ces phénomènes : En 50 ans d'existence, notre Comité n'a jamais trouvé la moindre preuve de l'existence d'une communication entre des morts et des vivants et cela malgré différentes expérimentations avec des médiums. Nous restons donc prudents quant à la réalité de ces phénomènes mais que nous étions prêts à collaborer à des expérimentations pour autant que l'on nous propose un protocole sérieux. L'expression de ma pensée restait ainsi conforme à la philosophie des membres fondateurs du Comité (et qui reste encore la nôtre actuellement) : " Qu'on nous soumette donc des faits précis ou un programme d'expériences simple et se prêtant à répétition, les uns et les autres parfaitement contrôlables ; nous nous engageons à publier, quels qu'ils puissent être, les résultats de notre examen ". Nous attendons.

Après cette émission, bon nombre de téléspectateurs avouèrent avoir ressenti une espèce de malaise. Les croyants ont monopolisé la parole pendant 80% du temps avec la complicité du présentateur faussement ingénu. Il n'y eut donc pas à proprement parler de débat contradictoire. Les faits spirites étaient présentés comme authentiques et prouvés de manière scientifique, ce qui n'est pas le cas. Il est regrettable qu'une chaîne publique puisse agir de la sorte pour de basses raisons d'audimat. Cela pose des questions de la présence de groupes sceptiques dans ce type d'émissions où nous tenons un rôle de simples figurants. Des Comités frères à l'étranger refusent systématiquement de participer encore à des émissions sur le paranormal. Mais agir de la sorte ne serait-il pas faire le jeu des zélateurs du paranormal qui auraient ainsi le champs libre pour développer leurs théories fantasques. Le débat est à présent ouvert.

 

    b) SUR FRANCE 2

Le 16 mai 2002, France Deux a consacré une heure de son émission Envoyé Spécial à la numérologie. Après quelques brèves considérations sur ce qu'est celle-ci, nous avons pu voir à l'oeuvre plusieurs numérologues. Chaque intervention était critiquée par un scientifique dont Jean-Pierre THOMAS, secrétaire-général de l'AFIS (Association Française pour l'Information Scientifique). Ceux-ci ont montré le caractère fantaisiste et même parfois délirant des "diagnostics" présentés. Ils en ont aussi souligné les dangers. Après chaque consultation, les clients interrogés par le journaliste enquêteur se disaient satisfaits à l'exception toutefois d'une jeune femme qui se rendait compte qu'elle avait été piégée. Il faut ajouter que la numérologie est en pleine expansion. A la fin du reportage, le responsable a déclaré à la présentatrice de l'émission Guilaine CHENU, que la numérologie n'avait aucun fondement scientifique et qu'il s'agissait plutôt d'arnaque.

Bravo pour cette précision.

 

( Allez plus loin, lisez notre dossier : Numérologie)

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