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Les défenseurs du
paranormal sont toujours très agressifs et péremptoires dans la défense de
leurs idées. Mais quand on leur propose de passer aux actes en réalisant une
expérimentation sérieuse sur leurs prétendus pouvoirs, il est très rare qu’on
les entende encore.
Dans cette rubrique sont
cités certains cas exemplaires que nous avons été récemment amenés à connaître.
Chacune de ces personnes
a évidemment eu la possibilité de répondre à une dernière missive recommandée.
Il lui est toujours loisible d’accepter le défi.
1)
2004-2006 : le cas de Monsieur SCHRÖDER, "guérisseur"
2)
1998-1999 : le cas de Madame BOLLY "voyante"
1)
2003-2006 : le cas de Monsieur SCHRÖDER, "guérisseur"
= UNE TENTATIVE D’EXPERIENCE AVORTEE
Le 24
mars 2003 à la suite d’une
conférence donnée à la Bibliothèque Communale de Genappe par Paul Danblon, journaliste, membre d’honneur du comité et Jacques REISSE,
professeur à l’Université Libre de Bruxelles, intitulée : SCIENCES ET
PARASCIENCES ? POURQUOI ELLES N’ONT RIEN DE COMMUN, un auditeur, Mr Daniel
SCHRÖDER de Genappe, au cours du débat qui s’en suivit, prétendit avoir le
« don » de voir un corps de
lumière autour de chaque individu (sorte de halo lumineux ou
d’ « aura »), que ce corps s’assombrissait aux endroits où
quelque chose ne fonctionnait pas bien et que par le passage de ses mains
autour de ces endroits, il pouvait éliminer ces anomalies. Il déclara en avoir
pour preuve la satisfaction des personnes qui s’adressaient à lui. Ses
interventions étaient faites sans rémunération financière, suivant ses dires.
Le comité proposa par
lettre le 5 avril 2003 à cet
auditeur d’essayer d’objectiver cette capacité. Sans réponse, une nouvelle
demande lui fut adressée le 22 mai
de la même année. Un accord fut alors reçu de sa part peu après par téléphone
mais demandant à reporter les rencontres éventuelles à septembre 2003. Sans nouvelles, une lettre fut à nouveau adressée à
l’intéressé le 4 septembre 2003 puis
une autre le .22 septembre 2003. S’ensuivit
alors une série de messages entre l’intéressé et M. Soupart,
représentant du comité, visant à obtenir de l’intéressé une description la plus
complète possible de ses prétentions et si possible, les preuves qu’il pouvait
en apporter. Il fut satisfait à ces deux demandes. Des
circonstances diverses tant du côté de l’intéressé que de celui du comité ont
retardé la suite de l’entreprise jusqu’en fin 2004. Une première approche concrète eut lieu le 22 janvier 2005 au domicile de l’intéressé. Quatre
membres du CA étaient présents. L’intéressé exposa en détails ce qu’il croyait
pouvoir faire et comment il le faisait. Ensuite, il lui fut demandé de
« traiter » deux des personnes présentes qu’il n’avait jamais
rencontrées auparavant. Cet examen, exécuté devant un mur de couleur claire,
prit une demi-heure. Il fit à chaque fois quelques commentaires. Le tout fut
enregistré sur vidéo. Toute une série de questions lui furent ensuite posées
auxquelles il répondit avec une apparente sincérité, précisant certains aspects de son histoire
personnelle.
A l’issue de cette
réunion, les participants à cette rencontre rédigèrent, indépendamment l’un de
l’autre, leurs commentaires. A l’examen global de ceux-ci, il apparut que, dans
l’ensemble, la « démonstration » de la personne concernée n’avait
guère convaincu car, mis à part un seul point curieux mais qui pouvait
parfaitement s’expliquer par un sens de l’observation particulièrement aiguisé
(ce qui n’a rien de paranormal), les informations fournies ne correspondaient à aucune réalité
vécue par les deux membres examinés.
Néanmoins, il fut décidé
de pousser l’étude plus loin. L’intéressé ayant déclaré pouvoir également
détecter une pathologie et la « traiter » par téléphone, donc sans voir
le « patient » (Message de l’intéressé du 21 septembre 2005), on peut raisonnablement supposer que Mr
Schröder peut percevoir « un
signal » venant de son « patient ». Il fut donc décidé de tester
sa capacité à détecter la présence d’une personne sans la voir, Un projet de protocole de test inspiré d’une procédure mise au point par des
chercheurs français du cercle zététique fut alors élaboré en novembre 2005. Il s’agissait de déterminer
la capacité de l’intéressé à détecter la présence d’une personne dissimulée
derrière un paravent, cette personne étant présente ou non suivant un ordre
aléatoire inconnu du testé et de ses contrôleurs. Une analyse statistique des
résultats obtenus permettrait de déterminer si le taux de réussites était supérieur à celui qui serait dû uniquement au hasard.
Ce projet fut soumis à
l’intéressé le 6 mars 2006. Un essai de faisabilité de cette épreuve fut
tenté au domicile de l’un des membres du CA. Il ne fut pas encourageant. Aux
dires de la personne concernée le dispositif proposé ne lui permettait pas de
« mettre en œuvre son don » de manière correcte. Il en admettait le principe mais
proposait de le revoir suivant ses desiderata propres. Le comité accepta cette
idée et la confirma par courrier le 20 mai 2006 tout en précisant que le
test devait obligatoirement revêtir un caractère objectif et non «qualitatif».
Plusieurs mois ayant
passé (depuis mars 2006), le
président lui a adressé le 3 juillet
2006 une lettre lui rappelant sa promesse et insistant sur la nécessité de
présenter ses propositions le plus rapidement possible. A la fin
septembre 2006 aucune
proposition n’avait émané de sa part. Considérant alors qu’il était inutile,
compte tenu de cette apathie apparente de l’intéressé, de poursuivre cette
entreprise, le comité a décidé de mettre fin à sa tentative d’expérimentation.
Une lettre dont le texte est repris ci-dessous a été adressée à l’intéressé le 1 octobre 2006 et à ce jour elle n’a reçu aucune suite de sa part.
*
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Lettre à
M.Daniel SCHRÖDER du 1 octobre 2006 :
Bruxelles,
le 1 octobre 2006
Monsieur Schröder,
Il y a maintenant plus de trois ans que notre
comité tente de comprendre et d’interpréter scientifiquement vos affirmations
concernant le don que vous estimez posséder. Nos rencontres, nos contacts, nos
demandes répétées n’ont pas abouti.
Le projet de protocole
d’expérience que nous vous avons proposé et qui visait simplement à vérifier,
dans un premier temps, votre capacité à détecter l’ »aura » d’une personne sans
la voir ne vous a pas paru adéquat.. Vous avez alors promis à notre
représentant, M. André Koenigsfeld, il y
a plusieurs mois, de nous présenter les
résultats de votre propre étude et vos propositions.
Le comité a accepté et
vous a demandé de lui faire connaître
votre projet d’un protocole
objectif permettant de démontrer
sans équivoque votre don avant le 21
septembre 2006.
A la date du 1er
octobre, vous ne nous avez fourni aucun élément concret nous permettant de
poursuivre la recherche. Au cours de sa dernière réunion, le conseil
d’administration du comité a estimé que vous ne semblez pas être en mesure de
prouver de manière objective les effets que vous assurez pouvoir obtenir. Il
n’y a donc aucune raison de leur conférer un quelconque aspect paranormal. Il
s’agit plutôt, dans le cas présent et jusqu’à preuve du contraire, d’une action
psychologique de votre part obtenue grâce à une faculté d’empathie que vous
possédez naturellement et qui suffit dans la majorité des cas à donner à des
personnes influençables le sentiment momentané d’une amélioration sensible de
leur état.
Le comité a donc décidé,
à regret, d’abandonner cette recherche qui ne mène à rien. L’exposé
circonstancié des faits sera repris sur le site du comité.
Veuillez agréer,
Monsieur Schröder, l’assurance de toute notre considération.
Pour le
comité
M.Soupart
Secrétaire-Adjoint
**************************************
En conclusion, nous sommes contraints de
constater que M. D.SCHRÖDER n’a pu prouver le don personnel que le 24 mars 2003 devant une nombreuse
assistance il a affirmé posséder.
Le présent rapport sur
cette tentative d’expérience a été soumis à M. SCHRÖDER en l’informant par lettre
recommandée (avec accusé de réception) du 13 février 2007, de notre intention
de le publier sur notre site sous la rubrique « DEFIS » conformément
aux buts de notre comité tels que précisés en l’art. 2 de ses statuts, mais en
lui offrant d’exprimer ici dans les huit jours, sa réaction à son égard.
A la date du 28 février,
aucune réaction de M. D.SCHRÖDER n’a été enregistrée
Nous restons néanmoins ouverts
à toute discussion sur le sujet à condition toutefois que nous parvienne une
proposition d’expérience circonstanciée aux résultats statistiquement
vérifiables et préalablement testée par son auteur.
2)
Le cas de Madame Nathalie BOLLY "voyante"
Le 18 novembre 1998 l’un
de nos membres, M. J.CHAMPENOIS faisait un exposé sur “Le spiritisme et les
phénomènes réputés paranormaux” à la Rotonde de l’Institut de la Providence à
Ciney, lorsqu’il fut pris à partie de manière violente par Madame Nathalie
BOLLY de Landenne, laquelle prétendait
pouvoir dévoiler le nom, le prénom et de
nombreux faits de la vie d’une personne défunte et inconnue d’elle.
Aussi après la séance,
l’orateur a-t-il invité Madame BOLLY à réaliser une telle prouesse devant des
témoins indépendants. Ce qu’elle a accepté en donnant son adresse et son numéro
de téléphone (1, rue du Rondache, 5300 LANDENNE, tél.: n° 085/845;135).
Par une lettre datée du
29 janvier 1999, M. CHAMPENOIS a rappelé
à Mme BOLLY son engagement en proposant :
de faire une expérience prochainement dans un endroit que
nous vous préciserions, avec comme seules personnes présentes, nous deux, deux personnes du Comité et si vous le désirez, une ou deux
personnes proches de vous. Il y
aurait également une personne qui prendrait l’expérience en vidéo. Une personne endeuillée récemment nous
accompagnerait ou bien vous recevriez
sous enveloppe fermée,
une photo de la personne défunte. Un compte-rendu de l’expérience sera
établi après et signé par
les personnes présentes pour
accord.
N’ayant reçu aucune
réponse, une lettre recommandée lui a été adressée le 13 juillet 1999 lui
rappelant son engagement. M. Champenois est toujours sans réponse. Un appel
téléphonique lui apprit que Mme Bolly était inconnue à ce numéro.
Finalement, après un
périple bien curieux, le recommandé lui est revenu au début du mois d’août avec la mention “n’habite pas à l’adresse”.
(plus de détails dans
N.B. n° 65, pp.990-991).

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